l'actu en bref 3

L’actualité du 20 juillet 2020

Masque obligatoire

Déjà appliqué dans les instituts en raison de l’impossibilité de respecter la distance physique, le port du masque devient obligatoire dans tous les lieux clôt.

Sortie de l’état d’urgence sanitaire : qu’est-ce que cela change pour les instituts ?

On pensait que la crise sanitaire s’était contentée de mettre la filière esthétique sur « pause » durant la fermeture administrative des instituts et spas. Deux mois après le déconfinement, la plupart des experts alertent sur la permanence du virus en France, dans la  ce qui se déroule dans de nombreux pays européens où des foyers locaux sont réapparus récemment. Alors que la pandémie se répand de façon incontrôlée aux Etats Unis, en Inde et au Brésil, l’OMS exhorte tous les pays à maintenir les gestes barrières. En France, où un certain relâchement est constaté, l’hypothèse d’une seconde vague effraie la communauté scientifique qui réclame le port du masque obligatoire dans tous les lieux fermés.

Si un reconfinement total est écarté, il va falloir à l’évidence vivre encore de longs mois avec le virus. Pour autant, le 10 juillet, la France est officiellement sortie de l’état d’urgence sanitaire – sauf en Guyane et à Mayotte. Sans revenir totalement « à la vie d’avant ». La loi permet effectivement au Premier Ministre, jusqu’au 30 octobre 2020, de prendre quatre types de mesures en vue de lutter contre la propagation de l’épidémie :

  • Reconfinement partiel
  • Fermeture ou ouverture sous conditions de certains lieux recevant du public
  • Réglementation des rassemblements de personnes, des réunions et des activités dans les lieux ouverts au public

En clair, le gouvernement pourra imposer, par simple décret, l’isolement de certaines parties du territoire, et interdire ou restreindre l’accès à certains établissements ou à certains évènements recevant du public. Enfin, le port du masque va devenir obligatoire à partir du 1 er août dans tous les lieux fermés recevant du public – une mesure déjà appliquée dans les transports et qui entrera en vigueur dans les établissements scolaires à la rentrée.

Est-ce la grande année du changement pour la filière esthétique ?

 

 

L’histoire a montré qu’il existe deux types de changements. L’un ne se voit presque pas : c’est un mouvement de fond qui laisse l’eau lisse en surface. L’autre ressemble à une énorme vague qui balaye tout sur son passage, comme une guerre ou une révolution.

Depuis une quinzaine d’année, les instituts et spas se transformaient lentement en intégrant des outils digitaux, des soins high tech, et de nouvelles techniques de gestion. En regard de ces changements longs, 2020 pourrait bien constituer une rupture qui va accélérer les mutations tout en bouleversant les règles du jeu.

Pas seulement parce que le confinement a engendré un manque à gagner après deux mois de fermeture administrative. Mais surtout parce que la crise sanitaire, qui va perdurer dans les mois à venir, est un tsunami en passe de modifier les habitudes de consommation, l’environnement concurrentiel des instituts, et la relation client.

Comprendre ces nouvelles règles du jeu est primordial pour les professionnels de l’esthétique.

Car l’histoire enseigne aussi que les périodes de rupture font des gagnants – ceux qui savent se réinventer, et des perdants – ceux qui restent immobiles ou tentent de résister aux changements. En clair, les instituts et spas qui survivront à la pandémie seront ceux qui sauront s’adapter au pas de charge à un environnement en pleine transformation.

Comme dans toute période de changement, des opportunités existent. Encore faut-il les identifier. C’est pourquoi Profession Bien Être et Beauty Prof’s vous invitent à participer au salon virtuel e-beauty, les 27 et 28 septembre, où des conférences vous proposeront d’analyser la situation inédite que nous traversons.

Dans cette période charnière, notre objectif est d’apporter des réponses concrètes à vos préoccupations.

Quels sont les facteurs de succès pour booster la reprise ? Comment le digital peut-il vous apporter de nouveaux clients ?  Comment transformer votre institut/spa en outil de vente ? De quelle façon rester rentable en période de crise sanitaire ? Quelles sont les technologies porteuses et les prestations à développer ? Pour réussir cette rentrée si particulière, vous avez besoin de clés. Nous vous proposons une nouvelle expérience de rencontre avec les experts et formateurs de notre secteur en ligne, en live et en direct. Sans bouger de chez vous !

Pour cette grande première, les esthéticiennes et spa managers de toute la France et de l’Outremer auront accès à un cycle de conférences professionnelles entièrement gratuites. Des présentations et interviews que vous pourrez suivre bien assis(e) dans votre canapé, depuis un ordinateur ou un téléphone portable… De plus, le format interactif de e-beauty vous permettra de poser toutes vos questions en direct aux intervenants sur le chat de la conférence. Bon à savoir : si vous avez manqué une conférence, elle restera disponible en replay durant tout le salon.

Comment connaitre le programme et participer ?

La liste et les horaires des conférences seront affichés sur la plateforme www.e-beautyexpo.com à partir du 1 er septembre, date à partir de laquelle les visiteurs inscrits au salon virtuel pourront réserver leur place en salle de conférence virtuelle pour participer aux sessions qui les intéressent. En attendant, vous pouvez déjà vous inscrire au salon et vous abonner sur Facebook ou Instagram pour connaitre les thèmes et les intervenants des conférences, que nous présenterons tout l’été.

e-beauty

27 et 28 septembre 2020

Evènement gratuit réservé aux professionnels

Suivez le lien pour vous inscrire : https://e-beautyexpo.com:s-inscrire/

Reprise inégale dans les instituts et spas

Après deux mois d’arrêt, la réouverture des instituts étaient forcément attendue par les clientes. La plupart des professionnelles de l’esthétique – à l’exception des day spas, toujours fermés – ont donc repris sur les chapeaux de roues avec un carnet de rendez-vous bien rempli et de nouveaux protocoles à mettre en place dans l’urgence – d’autant plus que les fiches sanitaires tant promises n’étaient toujours pas sorties le 11 mai ! Certaines (parmi les plus prudentes ou les mieux loties en trésorerie) ont d’ailleurs choisi de repousser leur ouverture de quinze jours au vu de l’incertitude concernant les protocoles à appliquer. Mais pour la plupart, le 11 mai a bien sonné l’heure de la rentrée. Une rentrée qui a démarré très fort mais semble déjà montrer des signes d’essoufflement pour certaines… Lire l’article.

 

Fiches métiers pour l’esthétique :   enfin !

Quinze jours après leur réouverture, les professionnel(le)s de l’esthétique disposent enfin des fiches métiers promises par le Ministère du Travail. Vous pouvez les consulter ici : lien. Signé par les principales organisations syndicales, ce document très fourni reprend les propositions élaborées par la CNAIB et l’UPB. Son application s’impose strictement aux instituts, spas et professionnels à domicile relevant de la convention esthétique et employant du personnel. A ce titre, il servira de cadre de référence en cas de litige avec un employé ou en cas de contrôle de l’inspection du travail.

Ce que l’on sait    du déconfinement des instituts le 11 mai

L’allocution du Premier Ministre était très attendue. Elle annonce une bonne nouvelle pour la filière beauté totalement à l’arrêt depuis le 16 mars : les prestations esthétiques, en institut ou à domicile, ne font pas partie des activités qui resteront interdites au delà du 11 mai. La reprise tant attendue est donc autorisée dans les instituts, sauf évolution défavorable de la situation sanitaire dans les 10 prochains jours. Pour autant, la crise sanitaire n’est pas terminée : notre profession va devoir vivre avec le virus durant de longs mois, et il reste à ce jour certaines inconnues. C’est pourquoi vous n’aurez sûrement pas les réponses à toutes vos questions immédiatement. La sortie du confinement pose une multitude de questions complexes qui obligent ministères et branches à travailler au pas de charge, en particulier pour des métiers exposés comme l’esthétique où toute distanciation sociale est impossible. Alors que le compte à rebours est lancé jusqu’au 11 mai, cette incertitude suscite beaucoup d’impatience (et c’est bien légitime). Voici un article qui vous expose en résumé ce que l’on sait au 30 avril et ce qui reste à définir : LIEN.

N’hésitez pas à revenir régulièrement sur ce fil d’actualité qui sera mis à jour au fur et à mesure.

URSSAF des indépendants (SSI) : l’aide aux indépendants versée entre le 28 et le 30 avril

L’aide de l’URSSAF aux indépendants (chefs d’entreprises et auto entrepreneurs) est en cours de versement. Pour rappel, cette prestation sociale est automatiquement attribuée (pas de demande à effectuer) si vous remplissez les conditions (être immatriculé au 1 er janvier 2019 et être en activité au 15 mars 2020). Souvent confondue à tort avec l’aide sociale de l’URSSAF, elle est cumulable avec l’aide à 1500 euros (alors que l’aide sociale de l’URSSAF, destinés aux indépendants qui n’ont pas pu bénéficier de l’aide à 1500 euros, n’est donc pas cumulable).

Bien que surnommée à tort « l’aide de 1250 euros », ce dispositif n’ouvre pas droit au versement d’une somme fixe. Le montant que vous recevrez est égal à votre cotisation retraite au titre de 2018, avec un maximum fixé à 1250 euros. Cette aide unique est dispensée de cotisations sociales. 

Exemple pour une esthéticienne à domicile en micro entreprise

Les cotisations retraite des auto entrepreneurs représentent 20 % de leurs cotisations sociales annuelles. Par exemple, une esthéticienne en micro entreprise qui a déclaré 19 682 euros de chiffre d’affaires annuel en 2018 et a payé 4330 euros de charges (22% de son CA) recevra 866 euros (soit 20 % de 4330). Pour toucher l’aide plafond de 1250 euros, son chiffre d’affaires 2018 aurait dû être de 30 000 euros environ.

Fonds de solidarité : changement des règles en avril

Mis en place dès les premiers jours du confinement pour aider les entreprises à l’arrêt, le fonds de solidarité a déjà été adapté pour englober un nombre croissant d’indépendants criant au secours. Ainsi, l’accès à l’aide a été assoupli au courant du mois de mars (c’est à dire après l’annonce), la baisse de chiffre d’affaires pour y recourir étant ramenée de 70% (initialement prévu) à 50 % (par rapport à mars 2019). En avril, c’est justement le mois de référence qui disparait. En effet, le calcul pour obtenir l’aide se fera par rapport au chiffre d’affaire mensuel moyen de l’année dernière, et non par rapport au seul mois d’avril 2019. Par conséquent, la règle sera différente en mars et en avril. Voici un résumé des critères pour être éligible :

  • mars : fermeture administrative ou baisse de 50 % du CA / mars 2019
  • avril : fermeture administrative ou baisse de 50 % du CA / moyenne de CA mensuel en 2019

Important : les professionnel(les) qui sont sous le coup d’une fermeture administrative des commerces (instituts, spas etc.) n’ont pas à justifier d’une baisse de leur chiffre d’affaires pour bénéficier du fonds de solidarité.

Indépendants de l’esthétique : nouvelle aide CPSTI Covid 19

Si les salarié(e)s et apprenti(e)s de la filière esthétique ont pu bénéficier en mars d’un maintien de salaire grâce au chômage partiel, les gérantes de salons esthétiques, prothésistes ongulaires, dermographes et techniciennes du cil à leur compte, ainsi que toutes les professionnelles exerçant à domicile se trouvent sans revenu : une situation invivable pour ces toutes petites entreprises qui construisent leur trésorerie au jour le jour. Alors que le confinement se poursuit et que les professionnelles de l’esthétique sont privées de travailler depuis plus d’un mois, une nouvelle aide vient d’être annoncée sous la forme d’un revenu de substitution pour le mois d’avril.

Cette fois, il ne s’agit pas d’une aide à l’entreprise mais bien d’une indemnité « perte de gain » destinée spécifiquement aux chefs d’entreprises (y compris les auto entrepreneurs). Elle est donc cumulable avec le fonds de solidarité de 1500 euros destiné aux petites entreprises. D’un montant variable, ce revenu, versé par la caisse de retraite des indépendants, sera calculé en fonction des cotisations sociales versées en 2019 et ne pourra dépasser 1250 euros net d’impôts et de cotisations sociales. Avec deux conditions cependant : s’être immatriculé(e) avant le 1 er janvier 2019 à la CMA et être en activité au 15 mars 2020.

Bon à savoir : aucune démarche administrative n’est à effectuer pour bénéficier du revenu de substitution, qui sera viré automatiquement fin avril par l’URSSAF à tout indépendant remplissant les conditions d’octroi.

Confinement : le moral des françaises plutôt bon

Quel est le moral de vos clientes après plus de 3 semaines d’isolement à la maison ? Surprise : si au début du confinement, les femmes représentaient la catégorie la plus pessimiste, d’après le dernier sondage Elabe publié hier, le moral des Françaises s’améliore : 28 % des femmes notent leur morale à 8/10. Même si l’inquiétude demeure pour 49 % de la population, le sentiment en plus forte progression est… la sérénité. Les Français se sont-ils habitués au confinement ?  38 % des Français ont un moral « plutôt » bon et 29 % ont un moral « très » bon. La moitié d’entre eux ont modifié leurs habitudes et sortent plutôt moins qu’au début du confinement. Par ailleurs, 63 % des femmes souhaitent que le port du masque soit généralisé pour tous dès maintenant.

Bac pro, BTS, CAP, BP esthétique : tous les examens en contrôle continu

Comme toutes les structures accueillant des élèves, les écoles d’esthétique ont fermé à compter du lundi 16 mars. Le passage des examens, prévu en juin, ne pouvant être organisé cette année, il a été décidé que ces diplômes seront accordés au cas par cas par des commissions selon les évaluations scolaires réalisées en contrôle continu. Pour les candidat(e)s du Bac Pro et BTS n’ayant pas de livret scolaire ou présentant des résultats insuffisants, un passage de l’examen au rattrapage est programmé en septembre 2020.

Mesures de soutien aux entreprises

Après une période d’annonces, les dispositifs de soutien aux petites entreprises commencent à s’ouvrir, avec quelques aménagements.
1) Chômage technique : pas d’inquiétude si vous n’avez pas encore reçu de NUMÉRO employeur. La plateforme nationale (qui n’a pas été dimensionnée pour un tel afflux) est surchargée, ce qui allonge les délais de traitement, mais vous disposez d’un DELAI de 30 jours RETRO ACTIF pour faire votre déclaration.
2) Aide de 1500 euros : Depuis hier, vous pouvez vous rendre sur impots.gouv.fr dans votre espace PERSONNEL, munie de votre numéro de SIRET, d’un RIB et du montant de votre chiffre d’affaire du mois de mars pour 2019 et 2020. A noter que la règle d’attribution vient d’être assouplie, puisque le seuil de perte de chiffre d’affaires a été ramené de 70% à 50%.
IMPORTANT : si vous êtes gérante d’un institut, vous n’avez pas à justifier d’une baisse de votre recette puisque vous avez subi une fermeture administrative (attention de bien cocher la bonne case)
3) Aide de votre région : toutes les régions proposent une aide complémentaire pouvant aller jusqu’à 2000 euros aux indépendants et micro entrepreneurs ayant subi une baisse de chiffre d’affaire de 70 % au moins. Attention, la demande est à faire sur le site de votre région (pour la plupart des régions, il faudra attendre le 10/15 avril pour que leur site soit mis à jour). Nouveau : cette aide, à l’origine réservée aux entreprises ayant au moins 1 salarié, est désormais ouverte aux indépendants et micro entrepreneurs.
4) Autres aides locales : de nombreuses initiatives sont en train de se mettre en place, au niveau des Chambres de métiers, des départements, et même des communes. Il vous appartient donc de surveiller les annonces qui sont faites dans les structures régionales qui vous concernent. Par exemple, en consultant régulièrement leur site internet ou en vous abonnant à leur newsletter. La plupart de ces soutiens vous concernent : ils sont avant tout destinés à soutenir les commerces de proximité, les TPE et micro entreprises. Restez vigilantes tout le mois d’avril, car la plupart des sites sont en cours de refonte pour proposer ces nouvelles mesures de soutien.

Fonds de solidarité : une fusée à deux étages

1 milliard d’euros par mois pour faire face à l’urgence économique durant la crise sanitaire : c’est le chiffre annoncé ce jour au sortir du Conseil des Ministres. Ce fonds de solidarité, auquel participent financièrement les régions et les compagnies d’assurance, est destiné, selon le Premier Ministre, a créer un filet de sécurité pour tous les indépendants, petites entreprises, artisans et micro entrepreneurs touchés par l’arrêt de leur activité en période de confinement. Une mesure très attendue dans la filière esthétique à l’arrêt depuis le 16 mars, déjà annoncée la semaine dernière, mais dont on ignorait jusqu’à présent les modalités pratiques. Or, le gouvernement vient de créer la surprise en augmentant l’enveloppe initialement annoncée de 1500 euros par entreprise, marquant sa volonté d’empêcher à tout prix les défaillances et licenciements en chaine.

L’ordonnance adoptée ce jour en Conseil des Ministres a créé une fusée à deux étages selon la nécessité où se trouve l’entreprise :

  • une aide automatique et forfaitaire de 1500 euros pour les professionnel(le)s dont l’activité est à l’arrêt suite au confinement ou qui ont subi une baisse de leur chiffre en mars (par rapport à 2019)
  • une aide pouvant atteindre jusqu’à 2000 euros supplémentaires en cas de difficultés majeures,

Toutes les professionnel(le)s de l’esthétique, qui ont dû fermer leur institut ou cesser leur activité à domicile, sont concerné(e)s par l’aide forfaitaire de 1500 euros, y compris les micro entrepreneurs. Bonne nouvelle : la procédure administrative pour solliciter le fonds de solidarité a été réduite au minimum, de manière à ce que l’aide soit rapidement versée début avril : il suffira de faire une simple demande en ligne sur l’honneur sur le site impots.gouv.fr à partir du 31 mars. Par conséquent, seules les entreprises en grandes difficultés qui demanderont une aide supérieure à l’allocation forfaitaire devront constituer un dossier (avec pièces justificatives à l’appui) et attendre son instruction par l’administration.

Rémunérations : 4 questions

  1. Que faire si vous n’avez pas encore déclaré la mise au chômage partiel de vos salarié(e)s ? Ou si vous n’avez pas reçu votre numéro pour déclarer ?
  2. Faut-il s’inquiéter si vous n’avez pas reçu de réponse de l’administration ?
  3. Faut-il produire des bulletins de salaires le 31 mars ?
  4. Que faire si vous n’avez pas la trésorerie pour payer les rémunérations ?

100 000 entreprises ont d’ores et déjà effectué une demande en ligne pour bénéficier du chômage technique. Face à un site national submergé, certaines professionnel(e)s de l’esthétique s’inquiètent toutefois du délai d’attente pour recevoir un numéro leur permettant de déclarer, d’autant que la fin du mois approche… Pas de panique. La procédure de chômage technique/partiel a été assouplie durant la crise sanitaire. Aussi, l’employeur dispose exceptionnellement de 30 jours avec effet rétro actif pour déclarer le chômage partiel de ses salarié(e)s. Au moment de remplir la demande, vous pouvez donc indiquer une date antérieure à la date de votre déclaration.

Pas de nouvelle, bonne nouvelle : si l’administration ne vous a envoyé aucune réponse sous 48 H, votre demande de chômage technique est automatiquement acceptée.

Le 31 mars, vous devez faire des bulletins de salaire. Ils comprendront, sur deux lignes distinctes :

  • les heures travaillées jusqu’au 16 mars (et le salaire correspondant), avec les charges habituelles
  • les heures non travaillées (et l’indemnité de chômage technique correspondant), auxquelles ne s’appliquent que la CSG et CRDS

Si vous rencontrez des difficultés pour régler le solde net dû aux salarié(e)s, vous pouvez vous rapprocher de votre banque et solliciter un découvert exceptionnel au titre de la crise sanitaire. La plupart des entreprises étant sans activité, le gouvernement s’est engagé à verser une aide correspondant à 100 % des indemnités de chômage partiel dès début avril.

Coronavirus : les aides pour les indépendants

Suite au confinement de la population annoncé hier, le gouvernement a proposé de nouvelles mesures pour pallier les difficultés des entreprises contraintes de fermer pour un mois. Ces dispositions s’ajoutent aux annonces précédentes qui concernaient le report possible des charges sociales et des impôts, ainsi que la possibilité de pouvoir recourir en 48 H au chômage partiel. Désormais, le chômage technique bénéficie d’une prise en charge à 100 %. De plus, les entreprises qui en ont besoin pourront se refinancer auprès de leur banque en bénéficiant de la garantie de l’état à hauteur de à 90 % de l’emprunt ou du découvert demandé. Enfin, pour celles qui se trouvent en réelles difficultés, le paiement des principales charges d’exploitation (loyer, factures d’eau et d’énergie) sera momentanément suspendu.

Par ailleurs, il semble que le gouvernement a entendu le cri de détresse des indépendants et auto entrepreneurs privés de revenu de substitution – au contraire des salarié(e)s au chômage technique. Alors que toute la filière de l’esthétique est durement touchée, les indépendants et auto entrepreneurs pourront bénéficier d’une aide directe de 1500 euros pour le mois de mars, financée par la création d’un fonds de solidarité doté de 2 milliards d’euros. Pour connaitre l’ensemble de ces mesures et savoir où vous adresser, cliquez ici

 

 

 

 

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