fiche metier esthétique

Après deux mois d’arrêt complet, la filière beauté dans son ensemble reprend son activité le 11 mai : un impératif économique pour des milliers d’instituts et de professionnels à domicile, qui, malgré les mesures de soutien mises en place par le gouvernement, ont besoin de travailler pour faire face à leurs charges. Pour autant, la crise sanitaire n’est pas terminée. Aussi, la réouverture, bien qu’attendue, suscite de nombreuses questions : Comment adapter l’accueil des clientes, l’hygiène de l’institut, le déroulement des prestations, de manière à garantir un maximum de sécurité aux professionnels de l’esthétique comme à la clientèle ? Peut-on proposer tous les services habituels et dans quelles conditions ? Pour faciliter la reprise, chaque branche professionnelle a dû travailler sur des fiches métier.

A qui sont destinées les fiches métier ?

Les fiches métier sont d’abord destinées aux employeurs, qui sont responsables de la sécurité et de la santé des salariés. Concrètement, cela signifie que pour tout institut employant des apprenti(e)s et/ou des salarié(e)s, les préconisations exceptionnelles du Ministère du Travail durant la crise sanitaire ont force de loi, à l’instar du Code du Travail ou de la Convention Collective de l’Esthétique. Elles servent de référentiel pour modifier les conditions de travail durant la pandémie et conditionnent la reprise d’activité, engageant la responsabilité civile et pénale du chef d’entreprise, notamment en cas de contrôle inopiné de l’Inspection du Travail.

Et pour les indépendant(e)s sans salarié(e)s ? Même si les fiches métier ne s’imposent légalement qu’aux employeurs, elles sont aussi destinées à aider et conseiller les indépendant(e)s ainsi que l’indique l’en tête de la page du Ministère du Travail.

Qui élabore les fiches métier pour l’esthétique ?

L’élaboration des fiches métiers suppose une connaissance fine des tâches de travail, du matériel professionnel, et des problématiques liées aux locaux. Ce sont donc les organisations professionnelles qui ont été missionnées pour proposer un document directeur. Pour l’esthétique, la tâche était particulièrement ardue, en raison de la nature diverse du cadre de travail (instituts classiques, spas avec zones humides, activités à domicile…), des spécificités du métier (nombreuses spécialités, tâches multiples à analyser) et de l’impossibilité de toute distance sociale avec la clientèle. Enfin, l’incompatibilité de certaines prestations avec le port du masque et le contact rapproché avec certaines zones jugées à risque (visage, muqueuses) exposent naturellement à des risques accrus de transmission du virus. Ces diverses raisons expliquent sans doute que le document initial proposé par la CNAIB a fait l’objet d’échanges plus longs avec les syndicats de salariés et les services du Ministère. Initialement espérée dimanche 10 mai, la validation finale est toujours en cours… A défaut, la CNAIB a décidé de publier des fiches provisoires de manière à ne pas laisser les professionnel(le)s de l’esthétique sans aucun  référentiel pour la réouverture.

Les document(s) de référence pour les employeurs de l’esthétique

Pour se mettre en conformité avec leurs nouvelles obligations durant la pandémie, les employeurs doivent tout d’abord appliquer les dispositions communes à tous les métiers contenues dans ces trois documents :

document 1

document 2

document 3

Par ailleurs, chaque secteur d’activité doit se référer à sa fiche conseil métier spécifique. Dans l’attente d’une validation officielle par le Ministère du Travail, la CNAIB a mis en ligne le document provisoire suivant afin de ne pas laisser les professionnels démunis lors de la réouverture des instituts (à consulter en cliquant ICI).

Cet article sera mis à jour dès la parution officielle des fiches métier. 

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